
Le camp de Péran
Ce site défensif, classé monument historique depuis 1875, est situé sur la commune de Plédran (Côtes d’Armor). Dominant la vallée de l’Urne sur un plateau à 160 mètres d’altitude, il s’étend sur un hectare.
C’est un camp fortifié de forme ovale avec des fossés et des remparts de pierres vitrifiées. Au fil des recherches, il a été qualifié de camp gaulois (oppidum), celte, romain, puis médiéval.
Découvert en 1845 par le baron Bachelot de La Pylaie, classé monument historique depuis 1875, le site est connu des archéologues et historiens.
Il est situé à 160m d’altitude. Dominant la vallée de l’Urne, il s’étend sur un hectare.
Sa forme ovale avec des fossés et des remparts de pierres vitrifiées l’idenfie clairement comme un camp fortifié.
Au fil des recherches, il a été qualifié de camp gaulois (oppidum gaulois), celte, romain, puis médiéval. Plus récemment, des fouilles ont révélé que les vikings y ont séjourné. Les pièces archéologiques découvertes permettent de situer leur occupation aux environs de l’an 900.
Issues des fouilles successives, les pièces suivantes sont arrivées jusqu’à nous : un chaudron, un denier d’argent, des étriers, des épées, des lances, des pointes de lances, des ustensiles de cuisine en bois (étonnamment conservés), des restes de tissu de laine…
Les chercheurs ont découvert également un puits de 8 mètres de profondeur dont le fond avait été couvert d’une dalle de schiste, ronde et percée d’un trou en son centre. Cette dalle assurait la propreté du fond du puits tout en laissant passer l’eau. Ce puits, visible mais recouvert d’une grille métallique, fonctionne encore.
Concernant la vitrification des pierres, l’hypothèse retenue par M. Nicolardot est que le camp a été détruit par un violent incendie au Xe siècle. Il rapproche l’épisode des écrits médiévaux de la Chronique de Nantes. Selon ces-derniers, le prince breton Alain Barbetorte débarqua à Dol en 936, puis défit des troupes de « Normands » près de Saint-Brieuc, avant de se diriger vers Nantes, délivrant ainsi la Bretagne de l’emprise des vikings.
Concernant la vitrification des pierres, plusieurs hypothèses ont été émises. En effet, des analyses au radiocarbone ont daté leur vitrification aux environs de l’an 900. Reste à savoir s’il s’est agi d’un incendie résultant d’une attaque, un incendie accidentel ou un incendie volontaire utilisé comme technique de construction. Une légende dit que ce feu dura sept ans.
D’autres légendes racontent aussi qu’un souterrain permettait de quitter secrètement le camp, ou qu’un trésor y aurait été enterré par les Templiers…
Chargé d’histoires, vraies ou pas, ce lieu n’en reste pas moins exceptionnel.
mais encore…
En 1982, à l’initiative de la Direction Régionale de la Culture et du Conseil Général des Côtes du Nord, est créée l’association « Les amis du camp de Péran » sous la direction de Jean-Louis Paute et Paula Giauffret. En 1987, l’association devient « Centre Archéologique de Péran » et continue de réunir les personnes intéressées par la mise en valeur du site jusqu’au milieu des années 2000. L’association est à l’origine des fouilles de 1983 à 1990.
Dès 1983, les fouilles archéologiques sont menées par Jean-Pierre Nicolardot, chercheur au CNRS. Elles révèlent que les vikings ont probablement séjourné dans le camp. Les pièces archéologiques découvertes permettent de situer leur présence aux environs de l’an 900 : chaudrons en fer, denier d’argent d’York, étriers, épées, pointes de lances, umbo de bouclier, bèche, ustensiles de cuisine en bois, restes de tissu de laine…
Une légende dit que le feu du camp brûla pendant sept ans. D’autres légendes racontent qu’un souterrain permettait de quitter secrètement le camp, ou qu’un trésor y aurait été enterré par les Templiers… Ce lieu exceptionnel est donc chargé d’histoires, vraies ou fausses. Le camp de Péran a été occupé à plusieurs époques : à la période gauloise (IIe siècle av. J.-C.), lors des incursions vikings à la fin du IXe siècle après J.-C., au XIIIe et au XIXe siècle.
En 1993, une exposition « Le camp de Péran » est conçue comme un centre d’interprétation. A partir des découvertes faites lors des fouilles archéologiques, l’exposition propose, grâce à de nombreux panneaux illustrés, un début d’explication historique sur l’occupation de camp. Sur le site lui-même, le samedi 4 mai 1996, trois panneaux explicatifs sont inaugurés. Ils sont toujours là en 2019, mais l’un d’eux, qui présentait une coupe du rempart, est illisible.
Certains objets découverts lors des fouilles sont conservés dans les réserves du musée de Saint-Brieuc ou du Service Régional de l’Archéologie. Depuis 2006, la médiathèque de Plédran présente chaque année de façon irrégulière l’exposition « Le camp de Péran » (de 1993) composée d’une douzaine de panneaux et des reproductions d’une hache et d’un chaudron.
En 2017, laissé un temps à l’abandon et en friche, le camp de Péran est débroussaillé. L’équipe de la médiathèque est prête à le valoriser différemment. Elle est consciente qu’il peut décevoir un public peu féru d’archéologie qui n’y voit qu’un champ entouré de talus. Elle décide alors de le faire vivre lors des Journées Européennes du Patrimoine des 15 et 16 septembre 2018. Et elle fait revenir les vikings, incarnés par la troupe de reconstitution historique des BerserkrS.
Marine Hion, plédranaise d’origine, a répondu à un appel à projets jeunes lancé par la mairie.
Entre septembre 2022 et février 2023, elle a réalisé un vrai travail journalistique : « J’ai rencontré une douzaine de personnes pour recueillir le maximum d’informations comme Paula Giauffret, du centre archéologique de Péran, Jérôme Nédelec, archéologue et écrivain spécialiste des vikings de Bretagne, Milan Perske, des BerserkrS, association de reconstitutions historiques vikings, Nicolas Poulain, du musée d’histoire de Saint-Brieuc… »
Neuf épisodes, neuf thématiques : les fouilles archéologiques, les objets conservés au musée, les vikings, les sites autour de Péran… D’une durée d’1h30 à 10 minutes, ils sont réalisés sous la forme de discussions avec une belle place accordée aux ambiances sonores. « Ça permet de rendre les sujets plus vivants ».
Ces podcasts sont disponibles sur le site internet de la mairie de Plédran, mais aussi sur les plate-forme comme audioblogs d’ARTE Radio, Spotify, YouTube, Deezer…
Pour ce travail, Marine Hion a reçu le soutien financier de la commune, mais aussi du Département et de l’Agglomération via la bourse Zéphyr. Cette aide s’adresse aux 11-30 ans du territoire qui ont un projet solidaire, culturel, citoyen ou d’intérêt général. « Cet argent m’a servi à financer les déplacements et à acheter du matériel d’enregistrement », détaille Marine.
Les podcasts sur le camp de PéranAllée couverte dite La Roche Cadio
Allée couverte du néolithique
Classement par arrêté du 22 juillet 1964
Menhir dit de la Touche-Bude, ou Fuseau de Margot
Menhir du néolithique
Classement par arrêté du 29 juin 1965
Chapelle de Créac’h
Chapelle du 12e siècle (?)
L’édifice conserve un dallage entièrement fait d’anciennes pierres tombales avec des croix en relief taillées dans le granit. La chapelle était une ancienne commanderie de l’ordre du Temple puis de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dit de Malte. Les pierres viennent de tombes de prêtres ou de chevaliers. D’autres sont aux armes d’anciens vicomtes.
Inscription par arrêté du 17 décembre 1926
Château de Craffault
Château du 16ème siècle, 17ème siècle
Le château est constitué d’un corps de logis dont la façade principale, aspectée à l’est, date du 16e siècle pour sa partie droite, et du 17e siècle pour sa partie gauche, d’un pavillon datant probablement du 15e siècle abritant l’escalier principal, et enfin d’une galerie, d’un pavillon et d’une aile au nord datant de 1902 et conçus par l’architecte rennais J.-B. Martenot dans un souci d’harmoniser les nouvelles constructions avec la façade principale (restaurations importantes de 1899 à 1902 avec éléments de remploi du château de Cotardais à Médréac).
Inscription par arrêté du 9 mai 1990
Chapelle Saint-Nicolas de Craffault
Petit édifice rectangulaire reconstruit vers 1572, possédant à l’extérieur, en plus de ses angles de pignon sculptés, un motif sur la porte d’entrée, orné d’armoiries. L’ouvrant de cette entrée principale est composé de massifs panneaux représentant des saints.
Inscription par arrêté du 10 juin 1964